E.
 
Voix première qui dessines mon ouïe. alekos fassianos
Première vue qui modèles mes yeux.
Toi qui m'ébauches dans la lumière et me reprends
dans les rêves, lit frais
du feu.
En toi palpite un oiseau d'avant
le malheur du langage.
Une faim profonde avant la bouche, l'instant
qui me regarde passer
inchangé.
Avec ton sens métamorphosé me levant
dans les mots. Et les mots se lèvent alors comme
des petits enfants respirent
avec le sang et les fleurs.
Souffle qui me remets au monde.
Souffle qui nous ramènes
au plus vert
des protoplasmes.
 
Traduction: Michel Volkovitch
Peinture: Alekos Fassianos
 
Le poème original en grec sur notre page facebook

 

 
 

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