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La place Navarinou (la place de la bataille de Navarin) et la rue piétonne Dimitriou Gounari constitue le deuxième axe vertical du centre historique de Thessalonique, le plus important après la place Aristotelous, qui nous conduit de l’Arc de Galère, la fameuse Kamara, et de la Rotonda vers la mer. Les deux monuments cités font partie d’un immense complexe, du palais de l’empereur romain, Caius Galerius Valerius Maximianus, dit Galère, dont les vestiges sont incorporés dans la rue Gounari et au site archéologique de la place Navarinou.

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Galère (250-311 après J.C)  avait sa résidence principale à Sirmium (Sremska Mitrovica contemporain, en Serbie) et sa résidence secondaire à Thessalonique. Le complexe immense du palais royal occupait toute la rue Gounari et la place Navarinou tandis qu’une grande partie des vestiges restent enfuis au-dessous des immeubles qui ont été érigés pendant les années ‘50 et ‘60.

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Juste à côté du palais s’était situé l’hippodrome de la ville, où 7.000 habitants de la ville ont été massacrés par des mercenaires Goths, sur l’ordre de l’empereur byzantin Théodose Ier. Cet événement terrifiant a marqué l’histoire de la ville et l’hippodrome a arrêté de fonctionner peu après, avec surtout l’institutionnalisation du christianisme comme religion officielle de l’empire et l’interdiction des cultes païens. Quelques ruines de l’hippodrome existent encore dans les caves des immeubles qui entourent la place Hippodromiou.

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La place Navarinou est un endroit adoré par les jeunes de la ville, surtout la jeunesse alternative, et la grande communauté des étudiants, qui, chaque année, viennent s’installer à la ville, par des milliers de toute la Grèce et de l’étranger. Pendant le printemps, en été ou en automne, surtout aux heures tardives, des groupes des jeunes gens ou des promeneurs solitaires, s’attardent autour du site archéologique, merveilleusement restauré et illuminé, en buvant, en discutant ou en chantant jusqu’au petit-matin. Des amitiés fortes et des grands amours ont été forgés dans cette place, où les moins jeunes viennent aussi pour vivre ou revivre leur jeunesse, la jeunesse éternelle.

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Un des points caractéristique de la place est ses chiens errants avec ses laisses rouges, qui attendent chaque jour ses amis pour jouer avec eux ou pour les nourrir.

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Malgré le changement perpétuel de la ville, peu de choses ont changé à la place Navarinou et la rue Gounari. L’évolution la plus frappante est la disparition presque totale des anciens cinémas, lieux des rendez-vous et des rencontres incontournables pendant plusieurs décennies. Les cinémas Anatolia, Esperos, Ilysia, Navarinou, ou un peu plus loin, le fameux Rivoli, n’existent plus. Seul le Vakoura résiste au temps transformé en un petit complexe cinématographique. 

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La librairie “To Kentri” (Le Dard), malgré le changement de proprietaire, continue d’accompagner nos promenades, comme un arrêt nécessaire, pour feuilleter un bouquin, faire une découverte, ou trouver un cadeau pour un ami.

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De l’autre côté de la place, on y trouve les petits cafés avec leurs terrasses sur le parc et une fontaine avec le Manneken-Pis de Thessalonique. Il s’agit d’une œuvre du sculpteur Nikola, « Le gamin qui pisse », qui représente un garçon, un peu plus âgé que le garçon bruxellois, fier, rebelle et arrogant, avec sa tête tourné vers le ciel.

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La place Navarinou avait toujours cet air de liberté, grâce peut-être à son nom qui provient de la Bataille navale de Navarin de 1827, quand la flotte de trois grandes puissances de l’époque, de la Grande Bretagne, de la France et de la Russie, a détruit la flotte ottomane, jouant un rôle déterminant pour l’indépendance grecque. 

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