La ministre grec de la Culture et le ministère de l’Environnement et de l’Énergie expriment leur grande satisfaction, leur fierté et leur profonde joie à la suite de la décision unanime du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO d’inscrire la région élargie du mont Olympe sur la Liste du patrimoine mondial, lors de la 48e session du Comité, qui se tient depuis le 19 juillet à Busan, en Corée du Sud.

L’inscription de cette montagne mythique sur la Liste constitue l’une des plus hautes distinctions internationales dans le domaine de la protection du patrimoine culturel et naturel. Elle reconnaît la Valeur Universelle Exceptionnelle du mont Olympe et le place parmi les sites les plus emblématiques du monde nécessitant une protection et une conservation particulières dans l’intérêt de l’humanité tout entière.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a notamment déclaré :

« L’inscription du mont Olympe sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO confirme l’engagement constant de la Grèce en faveur de la protection, de la valorisation et de la gestion durable de son patrimoine culturel et naturel, conformément aux principes de la Convention du patrimoine mondial. Elle renforce également le rayonnement international d’un site qui constitue un symbole intemporel de la culture grecque, de la nature et du patrimoine universel, tout en mettant en lumière la responsabilité commune de la communauté internationale dans sa préservation au bénéfice des générations présentes et futures.

Cette inscription illustre de manière unique le lien indissociable entre notre patrimoine culturel et naturel. L’Olympe est la montagne qui, à travers les poèmes homériques et la littérature de la Grèce antique, a fait rayonner la mythologie et la civilisation grecques dans le monde entier. Il demeure le symbole éternel des dieux olympiens et d’un paysage majestueux aux multiples dimensions qui inspire admiration et respect, nourrissant sans cesse la pensée, les arts, la science et la création culturelle universelle. L’image de l’Olympe façonnée par le génie poétique d’Homère il y a près de trois mille ans demeure intacte jusqu’à nos jours et continue de susciter chez le visiteur contemporain le même sentiment d’admiration et de respect. »


Le ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Stavros Papastavrou, a déclaré :

« Le patrimoine naturel de la Grèce constitue une composante vivante et indissociable de notre identité, de notre histoire et de notre culture. Sa protection et sa valorisation occupent une place centrale dans la politique du Gouvernement. Le mont Olympe a été déclaré premier parc national de Grèce en 1938. Il abrite de rares rapaces et accueille 28 % des groupes floristiques du pays, avec plus de 1 900 espèces végétales, dont 27 sont endémiques de l’Olympe et n’existent nulle part ailleurs dans le monde, ainsi que d’importantes populations d’espèces animales.

De l’Olympe, symbole universel qui unit le mythe antique de la demeure des dieux à l’avenir environnemental de notre pays, aux Montagnes Inviolées et aux nouveaux parcs nationaux marins annoncés par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, nous démontrons par des actes que la protection de la nature et de la biodiversité constitue une priorité nationale permanente. »

Cette inscription revêt une importance particulière puisque le mont Olympe a été inscrit en tant que bien mixte, l’une des catégories les plus exigeantes de l’UNESCO, qui requiert de démontrer simultanément sa valeur culturelle et naturelle exceptionnelle. Les biens mixtes ne constituent qu’une infime partie des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, et le mont Olympe était la seule candidature dans cette catégorie examinée lors de la présente session du Comité.

Grâce à cette inscription, la Grèce compte désormais 21 biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et possède trois biens mixtes: le mont Olympe, les Météores et le mont Athos, renforçant ainsi sa présence internationale dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial.

L’inscription reconnaît également l’extraordinaire valeur naturelle du mont Olympe en tant que l’un des sites les plus importants pour la biodiversité. Culminant à 2.918 mètres, sa proximité avec la mer Égée, son relief escarpé, son isolement topographique et son rôle historique de refuge glaciaire ont favorisé le développement d’une richesse biologique exceptionnelle.

La montagne abrite 1.983 taxons végétaux, soit plus de 25 % de l’ensemble de la flore grecque. Son exceptionnelle concentration d’espèces endémiques — présentes exclusivement sur le mont Olympe — lui confère une valeur universelle exceptionnelle et en fait une véritable arche de la biodiversité. Elle accueille également une faune particulièrement riche, composée de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères — parmi lesquels l’ours brun et la plus importante population grecque de chamois des Balkans —, ainsi que de reptiles, d’amphibiens et d’invertébrés.

Le mont Olympe, point culminant de la Grèce, symbole intemporel de la culture grecque et du patrimoine culturel universel, occupe une place centrale dans la vision du monde des anciens Grecs en tant que résidence mythique des Douze Dieux de l’Olympe. Son influence, transmise à travers les poèmes homériques, la Théogonie d’Hésiode et la littérature postérieure, a largement dépassé les frontières du monde antique et continue aujourd’hui d’inspirer la littérature, les arts, la philosophie, les sciences et la création culturelle contemporaine.

La zone archéologique de Dion, située au pied de la montagne, constitue le témoignage matériel le plus important de cet héritage culturel exceptionnel.

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Source des images : ministère grec de la Culture