« Un engagement ferme en faveur de l’élargissement du Corridor vertical avec la participation de la Serbie et de la Macédoine du Nord – Le rôle stratégique de la Grèce s’en trouve renforcé »

Le 6 octobre, s’est tenue à Belgrade la deuxième réunion ministérielle quadrilatérale sur l’énergie et la connectivité en Europe du Sud-Est, avec la participation de la Grèce, de la Serbie, de la Bulgarie et de la Macédoine du Nord. Ont pris part à cette réunion le ministre de l’Environnement et de l’Énergie de la Grèce, M. Stavros Papastavrou ; la ministre de l’Énergie de la Serbie, Mme Dubravka Handanović ; la ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources minérales de la Macédoine du Nord, Mme Sanja Božinovska ; ainsi que la ministre de l’Énergie de la Bulgarie, Mme Iva Petrova. Étaient également présents les dirigeants des gestionnaires des réseaux de transport de gaz naturel et d’électricité des quatre pays.

Cette réunion s’inscrivait dans le prolongement de la première réunion quadrilatérale, tenue à Athènes au mois de mai à l’initiative de la Grèce, et a confirmé la volonté des quatre pays de renforcer la coordination énergétique régionale. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la sécurité énergétique, la diversification des sources et des voies d’approvisionnement, le développement des interconnexions énergétiques ainsi que l’intégration accrue des marchés de l’électricité et du gaz naturel.

Une attention particulière a été accordée au développement du Corridor vertical de gaz naturel. Les ministres ont confirmé leur engagement à renforcer le rôle de ce corridor en tant que porte d’entrée énergétique fiable vers l’Europe du Sud-Est et l’Europe centrale, ainsi que vers les Balkans occidentaux. Dans ce contexte, la participation de la Serbie et de la Macédoine du Nord au Corridor vertical a été accueillie favorablement, de même que le lancement prochain des travaux de construction de l’interconnexion gazière entre les deux pays.

Les ministres ont également examiné le renforcement des interconnexions électriques et des réseaux de transport, le développement de projets dans le domaine des énergies renouvelables, des capacités de stockage et du stockage hydroélectrique par pompage-turbinage, ainsi que l’intégration plus poussée des marchés de l’électricité des pays membres de la Communauté de l’énergie au marché intérieur de l’Union européenne.

À l’issue de la réunion, les quatre pays ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur coopération régionale et à renforcer conjointement la sécurité énergétique, la connectivité et la résilience de l’Europe du Sud-Est. Dans cette perspective, la Grèce joue un rôle essentiel en tant que porte d’entrée énergétique et corridor de transit vers l’Europe du Sud-Est et l’Europe centrale, ainsi que vers les Balkans occidentaux.

À l’issue de la réunion, M. Papastavrou a déclaré :

« Nos pays sont confrontés quotidiennement au même défi majeur : garantir aux ménages et aux entreprises un approvisionnement énergétique fiable à un coût abordable. Les interconnexions et la coopération énergétique régionale constituent une composante indissociable de cet effort.

Depuis notre dernière réunion à Athènes, en mai, des progrès significatifs ont été accomplis. Le 4 septembre, à Thessalonique, onze gestionnaires de réseaux de transport issus de neuf pays d’Europe du Sud et du Centre ont convenu d’élargir le Corridor vertical en y intégrant la Serbie et la Macédoine du Nord. Cette évolution revêt une importance particulière à la suite de la décision de l’Union européenne de mettre progressivement fin à sa dépendance à l’égard du gaz naturel russe, l’Europe centrale devant, selon les prévisions, faire face à un besoin de substitution d’environ 20 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Aujourd’hui, l’ensemble des ministres a réaffirmé son engagement ferme en faveur de l’élargissement du Corridor vertical, grâce à la participation de la Serbie et de la Macédoine du Nord. Cet élargissement renforce les capacités d’acheminement du gaz naturel depuis la Grèce vers l’Europe centrale, en offrant des voies d’approvisionnement supplémentaires. Il consolide le rôle stratégique de notre pays et démontre ce que nous sommes en mesure d’accomplir ensemble.

Parallèlement, des projets concrets sont en cours dans les secteurs de l’électricité et des produits pétroliers. Il est donc utile que nous nous réunissions à intervalles réguliers, éventuellement tous les six mois, afin de suivre la mise en œuvre de ces projets. La prochaine réunion se tiendra à Sofia, où nous aurons l’occasion d’évaluer les progrès accomplis sur l’ensemble de ces dossiers.

Pour la Grèce, la portée de cette initiative dépasse le seul secteur de l’énergie. L’énergie constitue un vecteur de rapprochement entre nos quatre pays et favorise l’émergence d’une nouvelle culture de coopération, nous permettant de relever ensemble les défis auxquels nous sommes confrontés et de promouvoir des solutions communes. La Grèce soutient l’intégration de la Serbie dans le système énergétique européen. Avec la ministre de la Bulgarie, nous apporterons un soutien résolu à cette démarche lors des réunions des ministres de l’Énergie de l’Union européenne. »

Le communiqué de presse conjoint des ministres de l’Énergie de la Serbie, de la Bulgarie, de la Grèce et de la Macédoine du Nord précise notamment ce qui suit :

La République de Serbie a accueilli, le 6 octobre 2026 à Belgrade, la deuxième réunion des ministres de l’Énergie de la Serbie, de la Bulgarie, de la Grèce et de la Macédoine du Nord.

Les ministres ont examiné les moyens de renforcer la coopération régionale et la sécurité énergétique en Europe du Sud-Est et en Europe centrale, en mettant particulièrement l’accent sur la diversification des sources et des voies d’approvisionnement énergétique, le renforcement de la connectivité régionale et le développement de la région en tant que corridor majeur de transit énergétique pour l’Europe.

Les participants ont examiné les possibilités de valorisation des infrastructures gazières existantes, ainsi que l’état d’avancement des projets d’infrastructures de gaz naturel visant à renforcer les interconnexions entre les pays participants et à ouvrir des voies d’approvisionnement supplémentaires à partir de nouvelles sources de gaz naturel.

Les ministres sont convenus que la réalisation de ces objectifs nécessite une coopération plus étroite afin d’achever l’intégration des marchés de l’électricité et du gaz naturel, d’accroître la flexibilité des systèmes et la sécurité d’approvisionnement, de poursuivre les investissements dans les réseaux de transport et les infrastructures gazières et pétrolières, ainsi que de renforcer la coordination entre les gestionnaires des réseaux de transport de gaz naturel. Cette coordination doit permettre une meilleure utilisation des infrastructures existantes et contribuer à la résolution des questions réglementaires en suspens ainsi que des goulets d’étranglement persistants au niveau des infrastructures.

(…) Les ministres ont réaffirmé leur engagement ferme en faveur du développement du Corridor vertical de gaz naturel et du renforcement de son rôle en tant que porte d’entrée énergétique fiable vers l’Europe du Sud-Est et l’Europe centrale, ainsi que vers les Balkans occidentaux.

Grâce au développement continu du réseau de transport de gaz naturel, à ses interconnexions avec la Bulgarie et la Macédoine du Nord, ainsi qu’aux infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment le terminal de GNL d’Alexandroupolis, la Grèce accroît sa capacité à acheminer vers le nord des volumes de gaz naturel provenant de sources diversifiées.

Les ministres ont réitéré leur engagement à poursuivre la coopération régionale et à renforcer conjointement la sécurité énergétique, la connectivité et la résilience dans l’ensemble de l’Europe du Sud-Est.

Source : https://tinyurl.com/vzdrcysz