Le Secrétaire général à la Communication et à l’Information, Dimitris Kirmikiroglou, a participé en tant que Point focal national de la Grèce à la 4e Réunion annuelle des représentants des Points focaux nationaux du Programme de l’OSCE sur la sécurité des journalistes et la liberté des médias, tenue à Berne, en Suisse, les 15 et 16 avril 2026 (photo de couverture : https://media.gov.gr). La Grèce participe au Programme de l’OSCE sur la sécurité des journalistes depuis août 2022 et a été reconnue comme pays «Spotlight Case» pour la mise en œuvre de bonnes pratiques.

Dans le cadre de cette réunion, organisée au bâtiment Bernerhof avec la participation de représentants de 25 États membres de l’OSCE, le Secrétaire général à la Communication et à l’Information a présenté les progrès de la Grèce dans la mise en œuvre de la «Décision n° 3/18» sur la sécurité des journalistes, adoptée par les ministres des États participants de l’OSCE. Il a notamment fait référence à :

• la loi 5253/2025, qui intègre le European Media Freedom Act (EMFA) et établit le cadre du Conseil hellénique des médias ;
• la Stratégie nationale pour l’éducation aux médias ;
• le financement de l’Observatoire des poursuites-bâillons (SLAPP – poursuites stratégiques contre la participation publique) de la POESY ;
• les garanties institutionnelles de l’indépendance éditoriale.

Les représentants des Points focaux nationaux de l’OSCE pour la sécurité des journalistes à Berne (Source : https://media.gov.gr)

Comme l’a souligné M. Kirmikiroglou, «la presse est attaquée dans le monde entier — par la violence, de puissants intérêts économiques et des régimes illibéraux qui investissent dans des algorithmes contrôlés plutôt que dans des voix critiques. Les réponses doivent être collectives et décisives. La Grèce est pleinement engagée dans des réformes qui renforceront les médias et protégeront la liberté de la presse comme condition indispensable à une démocratie saine.»

Les réformes mises en œuvre par le gouvernement grec en faveur de la presse — l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit et de la démocratie — ont suscité un vif intérêt international lors des discussions, mettant en avant la Grèce comme pays de référence en matière de réformes dans le domaine des médias.

Parallèlement, le Secrétariat général à la Communication et à l’Information, investissant dans la jeune génération, développe des partenariats avec les universités, crée des pôles médiatiques régionaux afin de renforcer les écosystèmes locaux de l’information, et met en œuvre le programme « Cultiver des lecteurs critiques » dans les écoles du pays.

Un élément central de la présentation de M. Kirmikiroglou était le Plan d’action national pour la sécurité des journalistes, intégré à l’article 40 de la loi 5253/2025. Il s’agit du premier cadre stratégique global du pays, avec un horizon de trois ans, destiné à la protection des professionnels des médias. Le Plan est structuré autour de huit piliers stratégiques, avec des objectifs précis et des indicateurs clés de performance, et s’inspire des meilleures pratiques de pays disposant d’une expérience reconnue dans la protection des journalistes. La feuille de route de mise en œuvre prévoit le lancement du processus de consultation en mai 2026, comprenant une série d’ateliers régionaux à travers le pays, avec une finalisation prévue en septembre 2026.

Un rôle central dans le Plan est joué par le Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias (ICSJ) de l’Université Aristote de Thessalonique, qui agit en tant que partenaire officiel de l’OSCE pour la période 2025–2026. En mars 2026, l’ICSJ a organisé à Thessalonique la 3e Conférence internationale annuelle « Bearing Witness: Trauma and Resilience in Modern Journalism », ainsi que la 3e École de formation « Journalists’ Safety » au Centre multinational de formation aux opérations de soutien de la paix à Kilkís.

Lors de cette 3e Conférence internationale annuelle, M. Kirmikiroglou avait expliqué que les principaux piliers du Plan d’action national pour la sécurité des journalistes comprendraient : la sécurité physique et la coopération avec la police et le système judiciaire, selon les modèles des Pays-Bas et du Royaume-Uni ; la sécurité numérique, y compris la création d’un Centre de protection numérique et la mise en œuvre de l’article 4 du European Media Freedom Act (EMFA) interdisant l’utilisation de logiciels espions contre les journalistes ; la lutte contre les poursuites abusives ; la formation et le renforcement des capacités ; l’éducation aux médias et la sensibilisation du public ; la recherche, la collecte de données et le suivi continu ; l’engagement international ; ainsi que des dispositions spécifiques pour les femmes journalistes, les freelances et les journalistes exilés.

Le Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias (ICSJ) a une vocation éducative et de recherche. Sur le plan éducatif, l’ICSJ utilise les ressources et outils du monde universitaire et offre une formation spécialisée aux journalistes et professionnels des médias. Sur le plan de la recherche, le centre mène des études approfondies sur des questions liées à la sécurité des journalistes et des professionnels des médias, tant dans les zones de guerre que dans les situations de crise, ainsi que sur les menaces liées à leur travail quotidien, telles que les risques physiques, juridiques, économiques, les atteintes à la liberté d’expression et les questions de cybersécurité. En parallèle, l’ICSJ vise à développer des outils de soutien ainsi qu’un réseau d’appui pour les journalistes et professionnels des médias opérant en zones de guerre et de crise. L’ICSJ agit sous la responsabilité scientifique du Laboratoire de journalisme pour la paix, Département de journalisme et médias, de l’Université Aristote de Thessalonique.

Bearing Witness: Trauma and Resilience in Modern Journalism. Un moment capturé à la clôture de la 3e Conférence internationale annuelle sur la sécurité des journalistes. Deux journées de dialogue constructif, d’expertise partagée et d’engagement collectif en faveur d’un paysage médiatique plus sûr et mieux informé sur les traumatismes. Le Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias (ICSJ), sous la responsabilité scientifique du Laboratoire de journalisme pour la paix de l’Université Aristote de Thessalonique, demeure engagé à faire progresser ce travail par la formation spécialisée, la recherche et le soutien aux journalistes en zones de guerre et dans les environnements de crise.

(Source : https://www.facebook.com/icsj.net/)