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Dimitris Harissiadis, Sifnos, mai 1956

L'exposition réunit le travail de deux photographes qui, au milieu du XXe siècle, consacrent l’essentiel de leur énergie pour apporter des témoignages sur la Grèce des années  1940 -1960, à savoir à une époque marquée par politique, l'incertitude politique et économique voire les difficultés sociales. Voula Papaioannou et Dimitris Harissiadis, presque autodidactes en photographie, offrent des représentations uniques de la Seconde Guerre mondiale et de la reconstruction de l'après-guerre du pays. Ces représentations  constituent des exemples majeurs du modernisme photographique en Grèce et font partie intégrante aussi  d'un nouveau type de documentaire social et humaniste, qui est devenu la nouvelle norme de la photographie grecque d'après-guerre.

Voula Papaioannou, Kryoneri 1946.

Membres fondateurs de la Société Photographique de Grèce (fondée en 1952), Papaioannou et Harissiadis ont réussi à proposer leur propre vision esthétique. Leur activité professionnelle d’après-guerre consiste essentiellement en missions, commandées principalement par des organisations internationales de secours et des agences locales de l'État. Leur travail créatif, tel qu’il se précise dans les publications et les expositions de l'époque, porte principalement sur les différents éléments constitutifs de la grécité comme le paysage, les coutumes et les traditions, la vie dans la campagne, l'esprit grec etc.

Le tournant esthétique de l'approche des deux photographes devient visible dans le corps principal de l'exposition qui se concentre sur leur interprétation de la reconstruction du pays dans l'après-guerre. En collaboration avec l'Administration de secours et de réadaptation des Nations Unies (UNRRA), Papaioannou enregistre les efforts de secours de l'organisation, depuis les premiers envois de fournitures et la distribution de nourriture et des habits dans les villes et les provinces jusqu'à la formation de la population aux nouvelles technologies. En même temps, elle saisit  la dimension dramatique de la guerre civile et les difficiles conditions de vie dans la campagne grecque: villages brûlés et infrastructures bombardées, femmes de deuil habillées en noir et enfants en lambeaux étudiant en plein air.

Place Omonoia, Athènes,  1955, Dimitris Harissiadis.

Au contraire, commandé par le ministère de la Reconstruction et les missions internationales en Grèce, les photographies de l'agence photo "D. A. Harissiadis" peignent  l'image d'un pays qui renaît de ses cendres: les bâtiments industriels dominent le paysage et les travailleurs satisfaits manipulent l'art des machines dans les nouvelles usines. Les devoirs professionnels des deux photographes ont imposé un cadre de travail déterminé qui dictait l'interprétation visuelle des événements et aussi l'acte même de photographier.

Les approches diverses qui apparaissent inévitablement avec la juxtaposition des photographies dans cette exposition soulignent non seulement les différentes interprétations de l'histoire, mais aussi les caractéristiques du modernisme dans la photographie grecque au milieu du XXème siècle.

Infos pratiques
Jusqu'au 10.9.2017
Commissaires: Alexandra Moschovi et Manolis Skoufias
 

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