Avec un accent particulier sur la gestion des crises et la coordination sur le terrain, la formation conjointe de deux jours destinée aux journalistes et aux membres des forces de sécurité pour la couverture d’événements à haut risque s’est achevée à Véria.
L’activité s’est déroulée dans les locaux de l’École de formation continue et de perfectionnement de la Police hellénique du Nord de la Grèce, réunissant dans un même environnement de formation des professionnels des médias et des membres des forces de sécurité. Son objectif était de développer des pratiques communes et d’améliorer la coopération sur le terrain lors de la couverture de crises et d’incidents complexes.
L’action de formation a été organisée par le Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias, avec le soutien de l’OSCE et sous la responsabilité scientifique de l’Université Aristote de Thessalonique. Dans le cadre de cette formation, des représentants des forces de sécurité et des professionnels des médias ont participé, avec une attention particulière portée à l’échange de bonnes pratiques et à une approche concrète de la gestion des situations de crise.

Le Secrétaire général à la Communication et à l’Information, Dimitris Kirmikiroglou, s’adressant aux participants, a félicité le responsable scientifique du Centre international de formation pour la sécurité des journalistes, le professeur Nikos Panagiotou, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à la réalisation du séminaire, soulignant que le dialogue et la coopération produisent des résultats tangibles dans la pratique.
Selon lui, la formation conjointe des journalistes et des membres des forces de sécurité rapproche deux domaines professionnels qui sont souvent amenés à agir dans des conditions de tension, telles que les manifestations et les mobilisations sociales. Grâce à ce processus, les deux parties acquièrent une meilleure compréhension du rôle et des besoins de l’autre.
Il a également fait une référence particulière au Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias, soulignant qu’il a réussi à transformer des propositions et des idées en actions concrètes produisant des résultats mesurables. Il a en outre insisté sur le fait que la formation et la coopération systématique peuvent contribuer à créer une culture de respect mutuel et une meilleure compréhension des rôles respectifs.
Le Secrétaire général a également souligné que l’État soutient de manière constante les initiatives qui renforcent la sécurité des journalistes et favorisent le dialogue institutionnel entre toutes les parties concernées, rappelant que la protection de la liberté d’information constitue une condition fondamentale au bon fonctionnement de la démocratie.

Interventions pratiques pour la sécurité des journalistes
Nikos Panagiotou, professeur au Département de journalisme et des médias, directeur du Laboratoire de journalisme pour la paix et responsable du Centre international, a souligné que cette formation s’inscrit dans la continuité d’une série d’initiatives développées depuis la création du Centre.
Ces initiatives, a-t-il expliqué, ne contribuent pas seulement au rayonnement de notre pays, mais placent surtout au cœur du débat public les questions qui préoccupent les journalistes et, en particulier, les enjeux critiques liés à leur sécurité dans l’exercice de leur profession et de leur mission essentielle.
Comme il l’a indiqué, cette action, menée avec le soutien de l’OSCE, vise à apporter des réponses à une série de questions cruciales qui se posent dans l’exercice du métier de journaliste en contexte de crise, avec un accent particulier sur les relations et les interactions avec les forces de sécurité.
Cette problématique s’est révélée d’une grande importance, car à plusieurs reprises des difficultés significatives sont apparues, nécessitant des réponses substantielles et des solutions pratiques. « Notre objectif est d’apporter des solutions sur le terrain, et non des réponses théoriques éloignées de la réalité », a-t-il déclaré, exprimant en même temps sa satisfaction quant au travail accompli par le Centre international de formation pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias.
« Nous répondons aux problèmes réels auxquels les journalistes sont confrontés dans l’exercice de leur travail et nous œuvrons à les traiter au moyen d’interventions et d’actions concrètes », a-t-il conclu.
Journalisme et défis institutionnels
Christos Fragonikolopoulos, doyen de la Faculté des sciences économiques et politiques de l’Université Aristote de Thessalonique, a souligné l’importance de la formation développée par le Centre international pour la sécurité des journalistes.
Selon lui, à une époque où la liberté d’expression et, en particulier, les libertés des journalistes sont confrontées à des défis majeurs, les initiatives favorisant la compréhension et la coopération entre les acteurs concernés sont indispensables. Les attaques et les pressions subies par les journalistes, que ce soit à travers les réseaux sociaux ou lors de la couverture d’événements dans des zones de conflit et des situations critiques, rendent ce type d’action encore plus nécessaire.
Il a qualifié le séminaire de particulièrement important, car il contribue à informer les forces de sécurité et, en particulier, la Police hellénique, du cadre dans lequel travaillent les journalistes, de leurs droits et obligations, ainsi que des conditions spécifiques auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession.
Il a également souligné qu’un journalisme libre et indépendant constitue une condition essentielle à l’existence du pluralisme et de la diversité des opinions dans une société démocratique. Selon lui, le soutien de l’État et le renforcement de relations fondées sur la compréhension mutuelle entre journalistes et institutions publiques contribuent au renforcement de la fonction journalistique.
La formation s’est achevée par la remise des certificats de participation à l’ensemble des participants par la directrice de l’École, Sofia Gaitanidou, et par le responsable de la formation ainsi que directeur exécutif du Centre international, le Dr Ilias Nikézis.
Source : amna.gr



